Projet CHARM : une succession assurée.


Patrick Neuenschwander a passé le flambeau du projet CHARM à André Chardonnereau.


En quoi consiste le projet CHARM ?

Le projet CHARM ECSEL JU (Programme H2020 de l’EU) vise à développer des solutions IoT (Internet of Things) industrielles présentant une meilleure tolérance aux environnements industriels difficiles.

La numérisation des industries manufacturières européennes est la clé de leur renouvellement continu et de leur compétitivité.

Les conditions environnementales difficiles dans les processus de fabrication et l'environnement de l'utilisateur final peuvent ralentir les opportunités apportées par l'IoT et l'IA (intelligence artificielle).


Le projet CHARM (Challenging environments tolerant Smart systems for IoT and AI) vise à relever ce défi. Il est découpé en six cas d’utilisations (UC – Use case) qui sont :


UC1 : IoT for digital mining solutions

UC2 : Condition monitoring of paper mill equipment

UC3 : Real-time machining workpiece control system

UC4 : Real-time monitoring of solar panel manufacturing lines

UC5 : Nuclear plant maintenance and decommissioning

UC6 : Virtual prototyping professional digital printers


Le Use Case 3 est supervisé par Tornos avec comme partenaires suisses Sylvac et le CSEM ainsi que les Université techniques (TU) Chemnitz(DE), Nome (FI) et Reden (NL).


Dans le cadre du UC3, une solution IoT est développée pour mesurer précisément les pièces dans la zone d'usinage des tours automatiques.


Le projet CHARM ECSEL JU a débuté en juin 2020 avec une durée prévue de 36 mois.


Dans quels domaines d’activités cette solution peut-elle s’implanter ?

Elle couvrira principalement les machines de production, comme par exemple, des tours automatiques avec des environnements assez hostiles


Quels seront les bénéfices pour les utilisateurs ? Respectivement à quel problème apporte-t-il une solution ?

Ce projet consiste à mesurer des pièces durant le process machine afin que la production des pièces soit dans les tolérances demandées.


Il permettra une production contrôlée à 100%, l'annulation des dérives dimensionnelles et l'automatisation du processus de réglage. Ce projet consiste à mesurer des pièces durant le process machine afin que la production des pièces soit dans les tolérances pièces demandées.


Qui sont les porteurs de ce projet ?

Comment mentionné ci-dessus, le Use case n°3 est supervisé par Tornos avec le partenariat de Sylvac et du CSEM au niveau national, ainsi que de la Technische Universität Chemnitz(DE), Nome (FI) et Reden (NL) au niveau international.


Qu’est-ce qui vous avait motivé à participer à ce projet initié à l’Incubateur i-moutier ?

C’était la suite logique d’un premier projet incubé à i-moutier et portant le nom de SMAC.


Nous avions déjà adressé ce type de recherche via le projet SMAC (mesure de pièces hors du processus d’usinage en machine). Une des conclusions majeures fut qu’il était préférable de mesurer les pièces dans l’environnement machine directement afin de réduire la boucle d’analyse et de profiter des positions de mesures connues de celle-ci.


Selon vous, quels partenaires pourraient encore rejoindre le projet à ce stade ?

La demande est close au niveau européen, donc il n’est plus possible d’intégrer de nouveaux partenaires.


Quels sont vos objectifs dans ce projet jusqu’à la fin de cette année ?

Le principal objectif de ces douze prochains mois est la fabrication d’un premier prototype issu des résultats basés sur les différents tests effectués durant la première année


Et par la suite ?

Si les résultats sont concluants, ce que je ne doute pas après ces 12 mois, concevoir un produit adapté aux différentes configurations machines serait à mon sens un objectif pour la suite du projet.


Dès le 1er septembre, le projet a été repris par André Chardonnereau de Tornos SA suite à votre départ. Faisons connaissance avec lui.


M. Chardonnereau, quel est votre cursus professionnel ?

J’ai débuté mon cursus professionnel en 1991, comme assistant à l’institut des Machines-Outils IWF à l’ETH à Zürich,


J’ai ensuite rejoint l’industrie comme chef de projet des machines UGV chez Mikron à Nidau que j’ai quitté comme responsable du développement mécanique en 1999, pour intégrer le groupe DMG comme responsable du R&D de l’usine de Geretsried.


En 2002, je suis revenu en Suisse dans une entreprise d’automation comme responsable technique avant de rejoindre Tornos en 2004 en tant que responsable de l’industrialisation. J’y ai occupé divers postes en 17 ans, aussi bien à Moutier qu’à La Chaux-de Fonds.


Quel poste occupez-vous actuellement au sein de l’entreprise Tornos SA ?

Actuellement, j’occupe le poste de responsable des Projets spéciaux et des brevets au sein de l’organisation R&D de Tornos SA. C’est en tant que tel que la responsabilité du projet CHARM m’est revenue à l’été 2021


Depuis quand êtes-vous en fonction dans votre poste actuel ?

Je suis en fonction dans le poste actuel depuis 21 mois.

76 vues0 commentaire